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Journée internationale des droits des femmes

18h - Place Garibaldi - Nice

jeudi 8 mars 2018


Voir en ligne : https://www.facebook.com/events/191...

VIOLENCES ET INÉGALITÉ ! MAINTENANT ÇA SUFFIT ! LIBÉRONS LA PAROLE !

Le 8 mars n’est pas « la journée de LA femme », femme symbolique à fêter, voire glorifier.

Le 8 mars est une journée de lutte pour les droits des femmes ! Le 8 mars est une journée internationale de convergence de toutes nos luttes, celles des femmes d’ici et d’ailleurs.

Pour dénoncer les violences et revendiquer l’égalité :

Le 8 mars 2018 Rendez-vous 18h Place Garibaldi à Nice

Cette année, avec la dynamique Metoo partout dans le monde, la Journée internationale des femmes s’inscrit dans le fil d’un mouvement international sans précédent en faveur des droits des femmes, de l’égalité et de la justice. Des changements sont en cours , amplifions ce mouvement !

Les luttes paient et les féministes ont permis des avancées conséquentes sur le plan sociétal et politique, de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais beaucoup reste à faire : cette égalité est loin d’être effective et la domination masculine n’a pas disparu.

Ainsi perdurent encore entre les femmes et les hommes :

  • les différen­ces de salaire et de retraite, l’inégal accès à l’emploi
  • plafond de verre ou plancher collant des temps partiels et de la précarité.
  • la répartition inégale des tâches domestiques et éducatives
  • la charge mentale inégalement répartie,
  • parité insuffisante
  • harcèlement, violences sexistes et sexuelles, utilisation d’images dégradantes...

Laisser perdurer les inégalités et s’exercer les violences contre les femmes et les filles, c’est porter une responsabilité sur le fait que les idées rétrogrades progressent, que la domination masculine continue.

Faisons-nous entendre ! La parole des femmes s’exprime de plus en plus fort,
elle doit maintenant être prise en compte !

Avec les hastags #Metoo ou « #BalanceTonPorc », une véritable libération de la parole a révélé la réalité de l’oppression des femmes par des hommes et s’est propagée un peu partout sur la planète. Mais en France, des propos réactionnaires lui ont fait écho …qui rappellent que rien n’est jamais vraiment gagné, que l’émancipation de toutes et tous est encore à conquérir : la lutte doit continuer.

Toutes et tous exprimons haut et fort nos revendications d’égalité femme/homme dans toutes les sphères de la société

8 mars 2018 Place Garibaldi à Nice à partir de 18h

Venez faire entendre vos espoirs, la réalité de vos combats et faites-vous l’écho de ceux des autres.

La déclaration finale du Sommet Mondial des Peuples appelait à la grève des femmes. La « grève des femmes », serait-ce le meilleur moyen de lutte pour montrer l’égal impact, homme/femme, dans le fondement de cette société qui reste patriarcale ? Parlons-en ce soir-là toutes et tous ensemble !

8 mars 2018 Au cinéma de Beaulieu sur mer, à partir de 20h30

SOIRÉE « AUDRE LORDE » organisée en partenariat avec Les Ouvreurs et le Collectif Droits des Femmes 06, dans le cadre des Journées Poët Poët, festival de poésie porté par la Cie « Une petite voix m’a dit ».

Soirée consacrée à Audre Lorde, poétesse afro-américaine, féministe, lesbienne, mère, guerrière et survivante du cancer qui n’a cessé de combattre, dans sa vie, et à travers ses textes, le racisme, le sexisme, l’homophobie et toutes formes d’injustices sociales.

Au programme, lectures, débats et projection du film documentaire :
AUDRE LORDE, LES ANNEES BERLINOISES, 1984-1992 de Dagmar Schultz

N’oublions pas quelques réalités chiffrées :

Les femmes sont toujours plus nombreuses que les hommes à occuper des emplois en contrat :

  • à durée déterminée : la part des femmes en CDD dans l’emploi total est de 9.4 % contre 5.5 % pour les hommes
  • à temps partiel : 81,5 % des emplois à temps partiel sont occupés par des fem­mes ; 30 % des femmes qui ont un emploi travaillent à temps partiel, contre 6 % des hommes
  • peu ou pas qualifiés : 62 % des emplois dits non qualifiés sont occupés par des femmes
  • à bas salaires : 80 % des salarié-e-s à bas salaire sont des femmes, plus d’1 femme salariée sur 4 touche un bas salaire, contre à peine 1 homme sur 10 ; si l’on considère les très bas salaires, ce sont 17 % des femmes qui sont concernées contre 4 % des hommes.

Les postes de direction sont occupés surtout par des hommes quand les femmes en majorité restent bloquées à des emplois peu qualifiés.

Le taux de chômage des femmes est supérieur de 2 poins à celui des hommes

Les femmes touchent en moyenne une pension de retraite inférieure de 40 % à celle des hommes, et pour la moitié d’entre elles c’est moins de 900 euros par mois. Les écarts salariaux moyens entre hommes et femmes sont de 23,6% dans le secteur privé et de 17 % dans la fonction publique d’État.

Les violences faites aux femmes encore trop souvent tolérées et même minorées au travail mais aussi dans la famille, existent encore malgré le discours ambiant « politiquement correct » qui fait mine de les dénoncer

  • Viols : 75 000 femmes par an en France, au travail comme ailleurs
  • Ségrégation dans l’orientation, dans l’emploi, dans le sport, dans les médias

Trop de situations ordinaires relativisent ces violences. La domination masculine et le patriarcat sont toujours à l’œuvre.

La parentalité est encore considérée prioritairement comme l’affaire des femmes.

80% des tâches ménagères et éducatives sont toujours assumées par les femmes, les discriminant face à la recherche et à la qualité de leur emploi alors que la charge mentale que cela leur occasionne reste invisible.

Nous lutterons sans relâche jusqu’à ce que :

  • Une réelle volonté politique soit mise en œuvre pour que cessent les violences faites aux femmes, que celles-ci soient physiques ou psychologiques
  • L’égalité professionnelle et salariale soit réelle Cela demande une volonté politique de tous les instants, des moyens humains comme financiers importants pour y parvenir et des sanctions contre les employeurs qui ne respectent pas l’égalité professionnelle.
  • La réduction du temps de travail pour toutes et tous soit mise en place
  • Les hommes assurent à égalité avec les femmes les charges familiales : ménage, repas, soins aux enfants et aux parents âgés.
  • soient sauvegardés nos maternités et nos CIVG (Centre d’Interruption Volontaire de Grossesse)
  • l’accès libre et gratuit à la contraception et à l’I.V.G. sur tout le territoire soit conforté et non réduit pour que nous puissons « travailler » sans entraves familiales
  • Toutes les femmes seules, sans-papiers et/ou migrantes soient logées inconditionnellement
  • Le service public de la petite enfance se développe efficacement et que l’on crée celui des personnes dépendantes
  • L’éducation soit ni sexiste, ni homophobe mais émancipatrice
  • chacun-e puisse choisir librement sa sexualité
  • le droit d’asile pour les femmes persécutées dans leurs pays en raison du seul fait d’être femme soit automatique
  • Les sans papier-e-s obtiennent automatiquement leur régularisation
  • Un vrai Ministère des droits des femmes soit crée avec des pouvoirs à utiliser en toute sphère de la société pour garantir l’égalité entre les femmes et les hommes et pour sauvegarder les associations féministes qui assurent des missions de service public.

Collectif Droits des Femmes 06