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Communiqué de presse

Le CNESER donne raison aux étudiants et au personnel de l’université en lutte contre les Masters payants

lundi 19 février 2018

Le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER), instance ministérielle de représentation de la communauté universitaire, a examiné l’offre de formation de l’Université de Nice Sophia Antipolis (UNS) et d’Université Côte d’Azur (UCA) le 14 février 2018.

Fait rarissime, le CNESER a rejeté l’accréditation des masters et doctorats de l’université Côte d’Azur (par 11 voix contre, 2 pour et 8 abstentions), en motivant son vote négatif par les mêmes raisons que celles mises en avant par le collectif niçois PayeTaFac06 depuis plusieurs semaines :

  • l’UCA souhaite mettre en place dès la rentrée 2018 plusieurs Diplômes d’Etablissement au niveau bac +5, à 4 000 € de frais d’inscription, dont certains viennent en remplacement de diplômes nationaux de Masters quasi gratuits (frais d’inscription universitaires « ordinaires » et encadrés par la loi) ;
  • l’UCA souhaite proposer systématiquement aux étudiants inscrits dans ces formations l’obtention d’un diplôme national de Master par la procédure de Validation des Etudes Supérieures (VES), ce qui est contraire à l’esprit de la loi qui veut que l’obtention d’un diplôme national réponde à des critères précis.

Le CNESER a également rejeté (par 11 voix contre, 2 pour et 8 abstentions) l’offre de formation de Licence estimant que l’Université de Nice Sophia Antipolis (UNS) ne disposait pas d’une indépendance assez grande au sein de la Communauté d’Universités et d’Etablissements (COMUE) que représente UCA. En effet, le projet de la gouvernance actuelle d’UCA est de fondre l’UNS dans un établissement unique qui comprendrait des structures publiques, comme l’Observatoire de la Côte d’Azur, et privées, comme Skema Buisness School ou l’EDHEC…

Tandis que l’intérêt d’une telle fusion au sein d’un Grand Etablissement pour les structures académiques concernées reste à démontrer, et que le statut de cette structure universitaire mêlant privé et public reste à inventer, on sent poindre la volonté de certains de porter atteinte au service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Le projet de la ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation de légiférer rapidement par ordonnances afin de donner les moyens à UCA d’absorber l’UNS, sans aucune concertation des personnels concernés, suscite les plus vives inquiétudes et un mécontentement grandissant dans la communauté académique niçoise.