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Revendications des étudiants niçois en lutte

mercredi 16 mai 2018

Nous, étudiant.e.s de l’université de Nice Sophia-Antipolis,

Nous voulons une société libre et égalitaire où tout le monde puisse réfléchir, indépendamment du capital culturel et économique de chacun. L’université est l’un des piliers d’une société émancipatrice, à laquelle nous tournons le dos petit à petit. L’accès au savoir et le savoir lui même, est en ce moment menacé : c’est la société toute entière qui est menacée.

Nous revendiquons une université des savoirs où l’on peut étudier, indépendamment de l’employabilité et la rentabilité de la filière. Aussi, nous refusons que le budget de l’enseignement supérieur provienne des entreprises privées. Nous refusons de la même manière que l’argent de l’université provienne de la poche des étudiants et de leur famille.

  • Nous nous opposons à la privatisation des licences sous la forme de Bachelors et des Masters sous la forme de DE.
  • Nous exigeons la transformation des DE en Masters publics.
  • Nous dénonçons la suppression des postes et des filières.

Nous demandons à l’état un budget décent pour fonctionner dignement.

  • Aussi, nous réitérons notre demande envers la présidence : chiffrer les besoins pour une université égalitaire et en bonne santé afin que nous puissions ensemble faire pression sur le gouvernement pour obtenir ce budget.
  • Nous dénonçons le nouveau régime RIFSEEP instauré contre l’avis unanime du personnel. Ce régime instaure des déclassements des personnels BIATOS. Les primes au mérite (lequel ?) et le grade du fonctionnaire peuvent être révisés chaque année par la direction de l’université de Nice.

Des forces considérables sont mises en place pour faire taire la lutte étudiante. Quelles sont les forces mises en place pour condamner la centaine d’industriels véreux responsables de l’évasion de 60 milliards d’euros chaque année (dernière estimation du parlement français en date de 2013) et récupérer ce qu’ils doivent à l’état ? Cet argent permettrait de doubler le budget de l’enseignement supérieur qui est pour l’année 2018 de 24,5 milliards d’euros.

  • Nous condamnons la présence policière sur les campus universitaires et blâmons les violences sur les autres campus dont le gouvernement est responsable.

Nous exigeons un accès au savoir pour chacun :

  • Nous exigeons la suppression immédiate de Parcoursup.
  • Nous exigeons l’abrogation de la loi ORE.

Nous nous opposons à la casse systématique du service publique engagé par le gouvernement. Nous nous inscrivons dans une convergence des mécontentements et des luttes avec les cheminot.te.s, les infirmier.e.s, les avocat.e.s, les postier.e.s, etc.

Les étudiants niçois en lutte contre les réformes Macron