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Intersyndicale : SNPTES - CGT - FSU - FO

Rassemblement des personnels BIATSS contre la régression sociale à l’Université de Nice

14H - Entrée du parc Valrose

mardi 20 février 2018

Source : expression-syndicale-fsu de l’UNS

MARDI 20 FÉVRIER 2018 : Rassemblement Grille Parc Valrose 14h

Sur heure d’information syndicale ( droit à 1 heure par mois pouvant être cumulée, décret 82-447 du 28 mai 1982)

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Actuellement, les responsables RH ( VP-RH, DGS, DGS Adjoint, DRH ) de l’université font le tour des campus pour vendre leur réforme indemnitaire par un jeu de communication détourné de la réalité, cachant l’objectif inavoué de faire baisser la masse salariale et participer à la destruction du statut de la fonction publique.
Ce nivellement par le bas et cette individualisation s’effectuent :

  • avec l’invention d’une pseudo-garantie, inexistante dans les différents décrets du RIFSEEP, qui reporte pour un temps limité une partie de notre indemnité actuelle, en baissant le seuil de référence des primes. Nous retournons dans une situation antérieure à 2011 où une mobilisation globale nous avait permis de monter vers un niveau indemnitaire proche de la moyenne nationale. C’est donc sur l’assiette IFSE qu’il faudra comparer son niveau indemnitaire avec le précédent, et surtout ne pas prendre en compte la pseudo-garantie individuelle pour cette comparaison puisque non garantie dans le temps et non applicable aux nouveaux arrivants ....
  • avec l’élaboration d’une grille de métier nivelée vers le bas. Les niveaux indemnitaires de référence ( Assiette IFSE, c’est à dire sans garantie ) appliqués sont plus bas que ceux pratiqués actuellement. Les critères subjectifs et le flou définissant ces métiers ne permettent pas aux agents de se positionner clairement ni de contre-argumenter sur un déclassement. Sachez que les responsables RH mettent en avant de nombreuses réunions pour justifier cette grille nivelée par le bas. Mais que l’on ne se trompe pas, il s’agit d’une apparence de dialogue social, les grilles ayant été pré-établies à l’avance comme le rapportent de nombreux participants, écœurés par cette hypocrisie.
  • avec le positionnement d’agents sur plusieurs métiers. Il suffit de les affecter sur le métier qui leur coûtera le moins. La mission principale de ces agents restera celle du métier le moins rémunérateur, même si dans la pratique c’est celui qui concerne le niveau le plus élevé en compétence qui sera le plus consommateur de temps de travail. Ainsi, des adjoints administratifs en scolarité se verront affectés des missions de modélisation des formations, tâches effectuées traditionnellement par les agents de catégories B et A. Une méthode pour recruter à bas prix des compétences élevées.
  • avec le CIA, Complément Indemnitaire Annuel, qui sera distribuée selon le « mérite » de chacun. Cette prime scellera l’individualisation des rémunérations, oubliant que les services rendus par l’université sont le fruit d’un travail collaboratif. Rassurons nous, ce CIA ne devrait pas être appliqué pour la très grande majorité des agents sauf bien sûr pour les plus méritants, à savoir ceux qui gèrent les règles du jeu RIFSEEP, la gouvernance administrative et leurs serviteurs les plus zélés.

D’un point de vue de management, nous restons ancrés dans un système quasi-féodal, bien loin des tendances actuelles qui favorisent la participation active de chacun et l’esprit d’équipe, tant en travail qu’en retour avec rémunération et reconnaissance des efforts. Soit nous avons des personnes incompétentes en RH à la tête de l’université, soit des personnes ayant Machiavel pour maître à penser. Peut-être sommes nous là dans une stratégie de démotivation ayant pour but d’inciter les agents à muter vers d’autres établissements ou ministères, diminuant ainsi la masse salariale et préparant le terrain aux restructurations en cours ?

Le RIFSEEP présenté sous les jours meilleurs de la part de la gouvernance est en réalité une véritable baisse de salaire, ponctionnée sur l’indemnitaire et cachée par l’artifice d’une réforme. De fait, les inégalités perdurent et s’amplifient. Cette réforme trace un boulevard pour le favoritisme et la partialité : à travail égal, salaire inégal. N’oubliez pas que, dans ce genre de système, le favoritisme ouvre grande la porte de la corruption, véritable cancer de toute société de droit. Est-ce le rôle de fonctionnaires, au service de l’État Républicain de laisser passer une telle dérive en marche et fouler ainsi les acquis de nos anciens ?